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mars 2012

Un an après le début des révoltes qui ont secoué le monde arabe, Le Temps s’interroge : Que sont devenues les révolutions arabes ? Une occasion pour le quotidien helvétique d’aller à la rencontre des populations libyenne, tunisienne et égyptienne et de dresser un bilan du parcours accompli par ces pays suite à la chute de leur dictature. Bien que, comme le rappelle dans son éditorial Pierre Veya, ce vent de liberté et de justice ait suscité notre admiration, certaines contestations populaires restent lourdement réprimées, sous les yeux d’une communauté internationale impuissante. Le printemps arabe étant un processus révolutionnaire et contestataire recouvrant des réalités multiples, est-ce encore pertinent de le considérer comme un bloc monolithique ? Ne sommes-nous pas en présence de plusieurs printemps arabes ? En ce sens, le cas de la Syrie, qui fait face depuis la première manifestation à Deraa, le 15 mars 2011, à la répression sanglante des forces de sécurité du régime dictatorial de Damas, est particulier et distinct de la Tunisie, l’Egypte et la Libye. Alors que l’impuissance du Conseil de sécurité de l’ONU est pointée du doigt, bloqué par le double veto russe et chinois assimilé très justement par certains à un « permis de tuer » offert à Bachar el-Assad, quel a été le traitement réservé par la presse à l’attitude de l’Union européenne (UE) ? La réunion des ministres des Affaires étrangères à Bruxelles, ce lundi 27 février, devrait aboutir à l’adoption d’un nouveau train de sanctions à l’encontre du régime syrien, dont un embargo sur les vols fret en provenance du pays. Le projet contient également une interdiction de l’importation et de l’exportation des phosphates, des diamants, de l’or et d’autres métaux précieux, nous informe l’AFP. Face à l’horreur et à l’urgence, la paralysie internationale est pointée du doigt, l’UE n’étant pas épargnée. Malgré les embargos et son soutien répété aux projets de la Ligue arabe et de l’ONU, la presse s’est montrée critique sur la lenteur de l’aide européenne et son manque de cohésion.

Surprise par les premiers soulèvements, l’UE s’est vue sévèrement épinglée par la presse européenne, son soutien aux révoltes ayant été jugé ambigu et tardif par rapport aux Etats-Unis, comme le relève un éditorial du site internet Presseurop : « Quant aux chancelleries des Vingt-sept, elles oscillent entre (...)

Mercredi 15 février 2012, le directeur des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), Bernard Gruson, jetait un pavé dans la mare annonçant qu’à compétences égales, l’accès aux postes de responsables d’unité de soin serait privilégié aux résidents genevois. Bien que cette mesure ait été annoncée dans le cadre d’une séance interne, et donc pas destinée à être rendue publique, cette information s’est répandue comme une traînée de poudre. Soutenu par le président du Conseil d’Etat Pierre-François Unger, il n’est pas étonnant de voir resurgir la question frontalière, cheval de bataille de certains partis politiques, à des fins électorales ou en période de ralentissement économique. Bien connue dans la cité de Calvin, cette problématique n’épargne guère le reste de la Suisse, en témoigne l’adoption récente d’une mesure dissuasive à l’égard des frontaliers au Tessin. En effet, cette semaine, le village de Ligornetto a également signifié son ras-le-bol face à l’afflux massif de travailleurs en provenance de l’Italie. Le projet, adopté par les électeurs, prévoit la fermeture du centre historique au trafic de 05h00 à 08h00 et entre 16h30 et 19h30 et une limitation de la vitesse des automobilistes à 30km/heure. Alors que la presse helvétique s’interroge sur la conformité de l’annonce de Bernard Gruson avec les accords bilatéraux conclus entre la Confédération et l’Union européenne (UE), la France voisine, choquée, a réagi avec indignation, dénonçant le préjudice porté au projet d’agglomération franco-valdo-genevoise.

Rappelant que sur les 10 000 salariés des HUG, la moitié au moins est constituée de frontaliers, le quotidien français Le Dauphiné Libéré relève, par le biais des propos tenus par le président du Groupement européen transfrontalier Michel Charrat, qui qualifie cette annonce d’ « aberrante », la (...)

Le 20 août 2011, l’Ukraine célébrait le vingtième anniversaire de son indépendance. Vingt ans que l’Ukraine existe dans ses frontières actuelles. Des festivités joyeuses se sont déroulées partout dans le pays avec des concours et des cérémonies. Mais la frustration de la population est palpable, laissant le goût amer de vingt ans d’existence. Quel bilan économique et géopolitique peut-on tirer de son existence ? Quelle est sa place dans l’espace européen ?

Bilan économique : où sont les réformes ? L’Ukraine a tous les ingrédients pour être une économie régionale importante : elle possède des terres fertiles, une industrie lourde, une main d’œuvre qualifiée et bon marché, mais aussi….un lourd héritage soviétique. Sa structure économique est principalement (...)

En ce mardi 6 février, les Salons de la rue Bartholoni 6 à Genève accueillaient le conférencier Pierre Hazan dans le cadre des « Midis de l’Europe », organisés par l’Institut européen de l’Université de Genève, afin de traiter du processus de paix dans le Pays basque. Après près de quarante-quatre ans de conflits et un millier de morts, l’épisode basque connaissait, il y a peu, son nouveau rebondissement : l’annonce, le 20 octobre 2011, par l’organisation indépendantiste Euskadi ta Askatasuna (ETA), de la fin définitive de son action armée. Surpris, les Espagnols sont partagés entre soulagement et scepticisme. Une méfiance légitime, plusieurs cessez-le-feu ayant été proclamés par l’organisation avant d’être rompus brutalement, le dernier remontant à l’attentat perpétré à l’aéroport de Madrid le 30 décembre 2006 qui fit deux victimes d’origine équatorienne. Faut-il croire l’ETA ? Les précédentes tentatives de dialogue s’étant toutes soldées par des échecs, certains se sont mis à soupçonner les séparatistes d’accepter l’ouverture de négociations uniquement dans le but de réduire la pression policière qui les menace afin de se réorganiser militairement. Membre du Groupe international de contact pour le Pays basque chargé de faciliter une solution pacifique au conflit, Pierre Hazan nous livre les principales clés de compréhension permettant d’appréhender les enjeux qui se cachent derrière un processus de transition tentant d’aboutit à une normalisation politique. La maturation de la population basque dans son ensemble, lasse de la violence, l’efficacité de la lutte anti-terroriste ainsi que la détente qui s’est opérée du côté de Madrid, sont les principales caractéristiques qui permettent à Pierre Hazan de croire à une issue positive dans le processus de paix engagé. Ainsi, suite à l’annonce unilatérale du mois de janvier 2011 par l’ETA d’un cessez-le-feu permanent, général et vérifiable par la communauté internationale, le titre choisi par le journaliste José A. Peréz pour le quotidien Le Courrier international est plus que jamais d’actualité : « Et si le Pays basque était vraiment en train de trouver la paix ? »

La conférence de Saint-Sébastien d’octobre 2011, qui a précédé l’annonce par l’ETA de l’abandon définitif de sa lutte armée, cristallise le nouvel environnement politique qui se dessinait depuis quelques années déjà. En effet, selon Pierre Hazan, trois facteurs principaux sont à l’origine de cette décision « (...)

Les querelles entre Genève et la France voisine ne cessent de monopoliser l'actualité franco-suisse. Après l’annonce par Bernard Gruson, directeur des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), de favoriser l’accès aux postes de responsables d’unité de soin aux résidents genevois afin de rétablir un « équilibre », sur les 165 responsables 110 sont des frontaliers, c’est au tour de la France voisine de riposter. Cette semaine, la grogne s’est emparée des maires de Haute-Savoie et de l’Ain, à quelques kilomètres seulement de Genève.

« Se plaindre ne suffit plus, il faut agir tant ces déséquilibres deviennent insupportables » mettait en garde Gabriel Doublet, maire de la commune de Saint-Cergues (Haute-Savoie) dans un entretien accordé au quotidien Le Temps [12]. L’objet de cette déclaration ? Une construction insuffisante de (...)

En ces jours particulièrement pénibles en Belgique, où les drapeaux des institutions européennes étaient en berne, nous avons été invités par le Secrétaire Général du Conseil de l’UE, M. Uwe Corsepius, à observer une minute de silence en mémoire des victimes du terrible accident intervenu mardi dans le Valais. La vie continue, malgré tout, et pour le juriste que je suis, l’actualité récente dans la ville européenne d’à coté suscite quelques brèves remarques.

La Cour européenne des droits de l’Homme, vient par un arrêt de chambre du 15 mars 2012 de déclarer que le refus d’adoption opposé à la mère « sociale » dans un couple homosexuel ne constituait pas une discrimination prohibée par les articles 8 et 14 de la Convention. La Cour était saisie par un (...)

« Vous les jeunes d’aujourd’hui, j’ai l’impression que vous avez oublié pourquoi l’Europe a été construite : il fallait éviter à tout prix la guerre. Biensûr, chaque génération à sa vérité, mais quand même il faut se souvenir pour assurer la paix. » m’affirmait un retraité de 87 ans habitant dans la région Lausanne. La guerre, il ne l’avait vécue que de loin, tant la Suisse était restée préservée pendant que l’Europe tutoyait l’horreur nazie. Cependant, la nécessité de construire des ponts entre les peuples, de quelque nature qu’ils soient, avaient toujours le même but : tourner le dos aux guerres intestines qui avaient blessées l’Europe. Le choix d’une construction européenne essentiellement fonctionnaliste n’avait pas d’autre objectif que d’assurer des relations apaisée en Europe. Aujourd’hui, l’actualité européenne est largement monopolisée par la crise grec, à croire que la construction européenne est seulement faite de considérations économiques et politiques. Or, l’Europe, c’est d’abord une idéologie. La déclaration de Robert Schuman en 1950 instituant la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier était sans équivoque un appel à la paix. Mais, cette nécessité de créer une Europe unie afin de préserver le vieux continent contre ses propres terreurs, fait-il encore sens pour les nouvelles générations ? Le « nie wieder » (plus jamais), réitéré jeudi dernier par Angela Merkel, lors de la conférence pour les victimes du groupuscule néonazi NSU (Nationalsozialistischer Untergrund, la Clandestinité national-socialiste) de Zwickau, nous prouve qu’il ne faut pas cesser de lutter.

Les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale ne sont pas seulement cantonnées aux livres d’histoire, mais secouent encore régulièrement l’actualité allemande et européenne. Aujourd’hui encore, la condamnation des horreurs nazies constitue le plus grand consensus au sein de la société allemande [15] . (...)

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Derniers commentaires

L’avenir de la Genève internationale passe par la construction politique de la région
Par Brieux, le 13 août 2012

D’accord avec vous pour ce qui est de la nécessité d’avoir une gouvernance économique européenne. Ce genre de processus est long et complexe, mais il n’en ressortira que du bon pour la Genève internationale.

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