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Grèce

Ce n’est pas les perspectives qui manquent pour commenter un match d’hier soir entre la Grèce et l’Allemagne. À croire que le sort se joue de nous et choisit un carré vert pour cristalliser à son apogée les tensions entre les deux Etats. Au-delà des problèmes économiques, institutionnels et financiers (...)

Le soulagement est le sentiment qui domine dans la presse européenne à la suite des élections en Grèce. Mais personne n’est dupe, une sortie de crise est encore loin d’être à l’ordre du jour. En France, la gauche dispose maintenant de la majorité absolue, ce qui lui laisse les mains libres pour reformer une France en mal de compétitivité et fortement endettée. Les Grecs comme les Français sont dans l’expectative face à leurs gouvernements auxquels ils demandent maintenant d’agir.

« Un vote tendu pour l’euro ». Le titre de The economist résume bien la tension qui régnait en Europe ce weekend. En effet, toute l’Union, éventuellement le monde entier, était suspendu au résultat des élections grecques de dimanche dernier. Le dénouement de ces élections a donc vu (...)

L’avenir de l’Union européenne se joue en ce moment à Bruxelles. Un nouvel horizon qui se dégage lentement, au gré des déclarations de politiciens nationaux que les vues parfois divergentes n’aident pas à entrevoir. Mais le principal semble acquis. L’Europe n’aura plus le même visage dans quelques mois. (...)

Après le vote par le Parlement grec du nouveau programme d’une austérité draconienne dans la nuit du 12 février, les instances européennes et le FMI vont débloquer un nouveau prêt pour financer les dépenses courantes du pays. Est-ce que cela signifie que la crise grecque prendra fin ? En apparence, tout va pour le mieux, étant donné que la faillite immédiate semble s’éloigner. Certes, quelques rues commerçantes ont souffert au centre d’Athènes et quelques bâtiments historiques ont brulé. Mais le « courage » des députés grecs à approuver ce nouveau pacte avec les créanciers du pays, ne valait-il pas quelques feux d’artifice ? Toutefois, à regarder de plus près, la situation est bien plus complexe et bien plus catastrophique qu’elle ne paraît. En effet, la profonde crise économique est devenue une crise sociale durable, à présent couplée d’une crise politique inédite.

Tout d’abord, la situation économique est particulièrement alarmante : à part les déficits chroniques et la dette publique colossale, pour la cinquième année consécutive la Grèce est en récession (-7% pour l’année 2011). Le chômage vient de dépasser le seuil du 20% et un jeune sur deux n’a pas d’emploi. En (...)

Le sommet européen, qui réunissait le 30 janvier les chefs d’Etat et de gouvernement à Bruxelles, a permis l’adoption de deux projets de traité, l’un portant sur la discipline budgétaire des Etats membres, l’autre remplaçant le Fonds européen de stabilité financière (FESF) par le Mécanisme européen de stabilité (MES). Affiché comme le sommet de sortie de crise de la zone euro, une déclaration sur la croissance et l’emploi figurait également à l’ordre du jour. A l’exception du Royaume-Uni, dont la position était connue depuis le sommet européen du mois de décembre, Prague crée la surprise en ne souscrivant pas au Pacte budgétaire, invoquant des « soucis de ratification ». Presque éclipsé par le cas grec, le Pacte budgétaire, perçu comme « inutile », voire menaçant l’essor économique de l’Union européenne (UE), a été froidement accueilli par une grande partie de la presse européenne.

« Le feu de la dette grecque couve toujours » titrait Richard Werly, correspondant à Bruxelles pour le quotidien helvétique Le Temps le 31 janvier. Alors que l’Union économique et monétaire s’est enfin dotée d’un volet relatif à la discipline budgétaire pour les membres de la zone euro et ceux qui (...)

Que dire sur le récent livre d'Isabelle Guisan, Les enfants de l'euro. Portraits de la crise grecque (Vevey, Xenia, 2011 ; photographies de Nelly Rodriguez et Alexis Voelin), cette sociographie pleine d'empathie ? Il y a, tout d'abord, l'écriture, belle et simple. Puis, nous suivons le rythme calme des portraits, malgré la violence du propos. Enfin, nous nous accrochons aux photos, suspendues entre l'espace et le temps des récits.

Portraits d’une crise, vue par les jeunes d’un pays balkanique et européen, en attente d’une réforme, d’une modernité, d’un répit, d’un retour ou d’une révolution, … Réforme, modernité, répit, retour ou révolution : par qui et pour qui ? Et pourquoi faire ? Et si jamais, comment ? Il y a donc tout cela (...)

C'est bien connu, un peuple a toujours le gouvernement qu'il mérite. L'ex-premier ministre grec, Georges Papandreou, a essayé de gérer l'ingérable. Marchés et responsables européens, en mettant sous forte pression son gouvernement, lui ont fait perdre trop rapidement ses atouts intérieurs. Le PASOK (le parti socialiste grec) n'a pu proposer que de l'austérité sans fin à ses partisans et à ses concitoyens. Après un pseudo-psychodrame référendaire sur l'appartenance du pays à la zone Euro, le peuple grec sera dirigé par un gouvernement de large coalition pendant quelques mois, voire plus si cela donne satisfaction aux bailleurs des fonds. Sous la direction d'un technocrate (il paraît que c'est à la mode), socialistes et ténors conservateurs (ces derniers restant dans l'opposition !) vont s'efforcer de faire appliquer une politique objectivement inapplicable. Quant à la présence des cadres de l'extrême droite dans ce gouvernement, il est tout de même étonnant que l'Europe institutionnelle ait oublié si vite la défense de ses valeurs démocratiques. Pourquoi a-t-on fait le boycott de l'Autriche de Haider et pourquoi oublie-t-on de faire celui de la Grèce du LAOS (parti d'extrême droite et bien évidemment xénophobe) ?

Sans véritable légitimité populaire, ce gouvernement aura comme unique devoir de continuer une politique d’austérité de plus en plus lourde. La Grèce va certainement sombrer dans la misère pour une longue période. Selon les prévisions de la Commission européenne pour 2012, la récession continuera à (...)

Quels beaux repas de fêtes vous nous avez offerts ! Pour la deuxième fois, nous avons eu le privilège de plonger en chaleureuses et grandes tablées dans le patrimoine méditerranéen lors des fêtes de fin d'année. Cela m'a ramené en mémoire des souvenirs, en la circonstance très goûteux, des textes de Fernand Braudel sur la Méditerranée.

Ouverts par un joyeux sirtaki et de succulentes olives, les festivités se sont terminées par une Pita typique (ressemblant à nos galettes des rois, fève comprise) et un café grec, turc ou arabe selon les convives. Entre-deux, un festival de mets traditionnels allant de la dinde à l’agneau, en (...)

Il s'agit des premières élections depuis que la Grèce est sous tutelle économico-politique. Afin de faire face à son énorme déficit et à sa dette astronomique, le pays est gouverné d'après les directives d'un Mémorandum. Ce document cosigné par les dirigeants grecs et la « Troïka », c'est-à-dire l'Union Européenne, la Banque Centrale Européenne et le Fonds Monétaire International, constitue une sorte de garantie politique pour les prêteurs de 110 milliards d'Euros sur trois ans. Dans ce contexte, les élections régionales et municipales (sous une nouvelle loi octroyant des pouvoirs accrus aux autorités locales) sont incontestablement un test capital permettant de connaître les sentiments de la population face aux mesures d'austérité. Mais, comme c'est souvent le cas dans de pareilles circonstances, le message est brouillé par les multiples interprétations et la complexité des enjeux.

En premier lieu, il convient de souligner que le scrutin a énormément dévié par rapport à son objectif premier : élire des maires pour les villes et des autorités pour les régions. Les partis ont voulu faire de ces élections un affrontement national. L’opposition a politisé ces élections pour montrer que (...)

Le temps, comme c’est souvent le cas dans ce pays, était plus qu’agréable. Il faisait chaud mais rien d’excessif. On était tout de même le premier octobre. D’ici trois jours, les électeurs grecs allaient (encore) voter, à peine quatre mois après le scrutin européen massivement boudé. Ce jour-là, le conducteur du taxi qui m’amène de l’aéroport au centre-ville est complètement désabusé. Il peste contre tous les partis, contre l’establishment politico-médiatique ou économique. Il dit s’en sortir à peine, tout en travaillant toujours plus. Mais ce qui le préoccupe le plus, c’est l’avenir sombre de la jeunesse grecque.

« Mon fils a fait des études en sciences commerciales et en informatique. Il a vingt-sept ans et il travaille occasionnellement dans la manutention et comme serveur. Le café est payé par le client presque cinq euros, mon fils gagne un salaire journalier de vingt-cinq euros. Il n’arrive pas à (...)


Derniers commentaires

L’avenir de la Genève internationale passe par la construction politique de la région
Par Brieux, le 13 août 2012

D’accord avec vous pour ce qui est de la nécessité d’avoir une gouvernance économique européenne. Ce genre de processus est long et complexe, mais il n’en ressortira que du bon pour la Genève internationale.

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