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Immersion au coeur de l’Union



A l’occasion d’un voyage d’étude à Bruxelles en mai dernier, 17 étudiants de l’institut européen de l’Université de Genève se sont rendus au cœur de l’Union européenne, dans sa capitale : Bruxelles. Ce voyage conclut deux années d’étude des institutions et de l’Union selon une approche interdisciplinaire : économie, droit, mais aussi science politique et culture ont été autant de clés pour comprendre et analyser l’Union européenne. Ainsi, après avoir acquis une maîtrise analytique et théorique, l’heure était (enfin) venue de faire place à la pratique, aux sensations et aux émotions. Voici quelques réflexions inspirées de ce voyage

Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt prétend un dicton populaire (et à ceux qui se couchent tard). Dans ce cas, Bruxelles nous a appartenu pendant quatre jours. Notre périple commence le mercredi soir. Arrivée à l’aéroport de Bruxelles dont le slogan résumera tout le voyage « Welcome to Europe ». Je suis venu à Bruxelles chargé de théories, mais surtout avec de nombreuses interrogations. Sera-ce un voyage au paradis des technocrates ? Quelle est la perception des institutions sur leur propre rôle ? Pourrais-je un jour devenir fonctionnaire européen ? Cette « caste » de fonctionnaire est-elle vraiment composée d’ « Eurosites [1] » ?

La première impression est que toute l’Europe est représentée à Bruxelles, du somptueux château du Land de Bavière en passant par le lobby des brasseurs de bières, tout le monde à compris que Bruxelles est l’endroit ou il faut défendre sa cause. La prédiction de spillover politique de Ernst Haas semble donc bien s’être réalisée.

À l’image de notre visite à ECHO, les personnes que nous rencontrerons par la suite révèleront leur enthousiasme et leur foi dans le projet européen. On est à mille lieues de la description du technocrate froid et désintéressé parfois véhiculée dans la presse. L’Union européenne a changé les choses, les change aujourd’hui et continuera (ils le pensent) encore à l’avenir.

Visite du Berlaymont, siège de la Commission, photo de groupe devant le mur de ce bâtiment emblématique, j’ai presque l’impression d’être déjà venu, tant j’ai vu et revu ce « Europese Commissie » sur fond jaune. Les boulevards et les immeubles somptueux de la Bruxelles européenne n’ont rien à envier à Washington ou New York.

La plupart de nos interlocuteurs nous ont gratifiés de discussion « off the record », toute proportion gradée évidemment. Les présentations sont intéressantes et les questions percutantes et habilement ignorées lorsqu’elles sont gênantes. La pratique de la langue de bois est parfaitement maîtrisée à Bruxelles.

Finalement, sur un plan plus personnel, ce voyage a bien sûr été très enrichissant. Après s’être dispersé dans divers cours et échanges Erasmus, ce voyage au centre de l’Europe nous a permis de nous retrouver un peu à la manière de Jules Vernes. Un esprit de groupe s’est créé au sein de notre volée, permettant de renforcer les liens existants. À ce titre, le passage à la pratique s’est avéré plus qu’enrichissant. Ces quatre jours ont été comme une bulle dans le temps, le retour dans nos chaumières était déjà imprégné de nostalgie.

photo : parlementarium, David M. García


[1] Néologisme entre « européens » et « parasites ».



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Auteurs

Søren Henrichsen
Étudiant en master à l’Institut Européen depuis septembre 2010, il y suit l’orientation économie, politique et société. Il a auparavant étudié les relations internationales à l’Université de Genève, avec (...)




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D’accord avec vous pour ce qui est de la nécessité d’avoir une gouvernance économique européenne. Ce genre de processus est long et complexe, mais il n’en ressortira que du bon pour la Genève internationale.

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