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Discours de Nicolas Sarkozy à Villepinte : l'Europe comme bouc-émissaire - Y'a pas le feu à l'Europe Par Euros du Village
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Discours de Nicolas Sarkozy à Villepinte : l’Europe comme bouc-émissaire



Dimanche 18 mars, Nicolas Sarkozy tenait à Villepinte, en Seine-Saint-Denis, son premier grand meeting électoral depuis son entrée tardive dans la campagne pour la présidentielle française. Réunissant près de 45 000 militants, le président-candidat a saisi l’occasion non seulement pour affirmer la place de la France dans l’Union européenne (UE), mais aussi pour lancer un double ultimatum à ses partenaires européens. Le premier, relatif à une réforme structurelle des Accords de Schengen, tandis que le second entend doter l’Europe d’un « Buy European Act », privilégiant les entreprises européennes pour les contrats publics. Des positions qualifiées d’"électoralistes", destinées à attirer le vote de l’électorat d’extrême-droite, par la presse européenne, et accueillies froidement dans les Etats membres.

Le meeting de Villepinte, qui s’est tenu dimanche dernier, marque non seulement l’entrée tardive, de Nicolas Sarkozy dans la campagne présidentielle, mais aussi celle de l’Europe sur le devant de la scène. Habituellement délaissée au profit d’une campagne axée sur des enjeux nationaux, la crise traversée par la zone euro oblige un positionnement des candidats sur la place qui sera dévolue à la politique européenne durant leur quinquennat.

Face aux critiques de ses adversaires sur le fonctionnement actuel de l’UE, comme par exemple Jean-Luc Mélenchon dénonçant l’austérité à laquelle sont soumis les Européens, Marine Le Pen envisageant une sortie de la zone euro en cas de victoire et François Hollande ayant déjà annoncé qu’il renégocierait avec ses partenaires européens le pacte budgétaire, Nicolas Sarkozy a bel et bien pris le train en marche à Villepinte. En effet, afin de mieux « maîtriser les entrées sur le territoire », et plus particulièrement l’immigration clandestine, le candidat de l’UMP envisage une révision des Accords de Schengen, l’espace de liberté permettant aux voyageurs de circuler librement sur le territoire de vingt-six Etats membres, fustigeant la technocratie et plaidant pour la mise en place, d’ici un an, d’une gouvernance politique, structurellement comparable à celle qui chapeaute la zone euro : « Il faut mettre en œuvre pour Schengen une réforme aussi structurelle que celle que nous venons de mettre en œuvre pour l’euro. » Selon lui, « on ne doit pas laisser la gestion des flux migratoires entre les seules mains des technocrates et des tribunaux [1] ». La suspension, voire l’exclusion d’un Etat jugé « défaillant » dans le contrôle des frontières externes de l’espace, est également envisagée par le président-candidat. Une proposition réellement innovante et crédible ? Le magazine eurocitoyen Le Taurillon y répond par la négative : « En ce qui concerne Schengen, un projet de refonte, proposé par la Commission, est déjà sur la table depuis septembre 2011. Il fait suite à la crise de Lampedusa de mai 2011 et à la lettre commune de l’Italie et de la France ». Le candidat centriste François Bayrou, également dans la course à l’investiture, affirme qu’une renégociation de Schengen relève du pur « fantasme » et s’interroge : « Est-ce qu’il y a vraiment quelqu’un dans le pays pour croire qu’on va réembaucher des douaniers et reconstruire les postes frontières [2] ? ».

«  Le libre-échange oui ! La concurrence déloyale non » a-t-il poursuivi devant la foule rassemblée. Selon lui, il est temps que l’Europe se dote d’un « Buy European Act » calqué sur le modèle américain. Ainsi, l’accès aux marchés publics européens serait réservé aux entreprises travaillant en Europe, une mesure permettant notamment de favoriser les PME et qui fait grincer les dents des socialistes. « Le comble de la malhonnêteté » selon la députée socialiste européenne Catherine Trautmann, la gauche réclamant depuis plusieurs années un « juste échange » basé sur les principes de réciprocité, d’équilibre et de respect des règles sociales et environnementales internationales, nous informe Louis Morice, journaliste au Nouvel Observateur.

Le Monde, rappelle également que l’idée d’ « acheter européen » n’est pas nouvelle, la Commission européenne réfléchissant à cette problématique depuis le mois de juin 2011 par le biais d’une consultation lancée sur la « question de l’accès aux marchés publics externes ». Une proposition visant à favoriser l’ouverture des marchés publics de pays étrangers devrait également être présentée durant le mois de mars.

Pour Bernard Cazeneuve, un des porte-parole de François Hollande dont les propos sont relayés par Le Temps, le meeting de Villepinte démontre surtout l’incohérence entre ces « nouvelles » propositions et les attaques du clan de l’UMP à l’encontre du candidat socialiste dans sa volonté d’ajouter au pacte budgétaire un volet relatif à la croissance : « Nicolas Sarkozy se propose de renégocier les Accords de Schengen, qui sont depuis très longtemps en vigueur, mais nous explique qu’il n’est pas possible de compléter un traité non encore ratifié, pour sortir l’Europe de la récession et ne pas condamner ses peuples à l’austérité à perpétuité. Cynisme à l’état pur que cette démarche qui consiste à considérer comme possible pour ses propres intérêts ce qui semble impossible pour l’intérêt des peuples d’Europe [3] ». Une contradiction également pointée par Yves Bertoncini, secrétaire générale de Notre Europe, un laboratoire de pensée dédiée à l’unité européenne, selon lequel le soudain euroscepticisme du Président tranche avec ses positions « intégrationnistes » dans la crise de la zone euro et dans le cas de la Grèce, convaincant même Angela Merkel de l’importance du sauvetage des pays périphériques pour la stabilité et la préservation de la monnaie unique, selon le correspondant pour Libération, Jean Quatremer [4] .

Ces réformes, loin d’être innovantes, n’ont guère reçu le soutien des actuels partenaires européens de la France, à l’exception de la Grande-Bretagne. Selon Le Parisien, l’accueil des réformes par la classe politique allemande et la presse a été « glacial », le quotidien Handelsblatt dénonçant une manœuvre électorale dans le but de gagner les électeurs d’extrême droite [5]. L’Italie, critiquée lors de l’afflux de migrants tunisiens suite à la Révolution de Jasmin, a également vivement condamné les propositions françaises. Selon la députée Margherita Boniver, la révision de Schengen porterait non seulement atteinte à la liberté des Européens, mais constituerait une régression pour l’UE [6].

Dans son discours de Villepinte, Nicolas Sarkozy s’est assigné la lourde tâche de « changer l’Europe », adoptant des positions eurosceptiques encore inconnues, lui qui a toujours tenu des propos europhiles dans le passé, afin d’attirer le vote populaire de la France du non à l’Europe et l’électorat d’extrême-droite. Promettant la suspension de sa participation à Schengen si une gestion politique des flux migratoires n’est pas mise en place, une gestion actuellement « entre les seules mains des technocrates et des tribunaux », la menace paraît toutefois peu crédible. En effet, signés sous la forme d’une convention intergouvernementale en 1985, les Accords de Schengen sont néanmoins intégrés, depuis le traité d’Amsterdam (1997), dans les traités européens. La révision de l’un des aspects nécessiterait une modification du traité, nécessitant l’accord de l’ensemble des Etats membres.

Le discours de Villepinte, à défaut de définir un projet pour l’Europe marque bien plus la posture électoraliste du président-candidat, toujours devancé dans les sondages par le socialiste François Hollande.


[1] http://www.liberation.fr/politiques...

[2] DUBOULOZ, Catherine, « Course à l’Elysée : défiance envers l’Europe », Le Temps, 13 mars 2012

[3] DUBOULOZ, Catherine, « Course à l’Elysée : défiance envers l’Europe », Le Temps, 13 mars

[4] http://bruxelles.blogs.liberation.f...

[5] BOURDOISEAU, Christophe, « Ce que nos voisins pensent de ses déclarations sur l’Europe », Le Parisien, 13 mars 2012

[6] BOURDOISEAU, Christophe, « Ce que nos voisins pensent de ses déclarations sur l’Europe », Le Parisien, 13 mars 2012



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Nataliya Borys
4 avril 2012
16:57
Discours de Nicolas Sarkozy à Villepinte : l’Europe comme bouc-émissaire

Comme dit justement Camilla dans son article, Nicolas Sarkozy à défaut de définir le vrai projet pour l’Europe, en profite pour tenter de séduire les eurosceptiques et rafler les votes de Marine LePen. « Je veux une Europe politique qui protège » , martèle Sarkozy. Devancé par François Hollande dans les sondages, Sarkozy craint de ne pas convaincre avec son alliance "Merkozy" , d’où son positionnement comme le sauveur de l’Europe « les peuples voulaient l’Europe pour agir, non pour subir » .

François Hollande promet de renégocier le traité européen, Marine LePen de réviser le traité de Schengen, Sarkozy riposte par les deux ultimatums. Camilla mentionne que malgré le fait que ces deux dossiers ont déjà été déposés, n’empêche, c’est le discours qui compte. L’Europe a toujours été un bouc émissaire pendant toutes les campagnes des candidats à la présidentielle. Les autres politiciens français s’y prenaient également à l’Europe : Jacques Chirac dénonçait « le masque et le jargon des technocrates », Jean-Pierre Raffarin « les technocrates dans leur petits bureaux ». Cette campagne électorale n’en sera pas exempte.

Au fond, il n’y a pas de grand-chose à craindre de ces discours, la marge de manœuvre du futur président sera fortement limitée, et surtout par la situation économique du pays. La politique économique française sera décidée aussi à Bruxelles. Sachant en avance que ces projets irréalisables, pourquoi se priver de promettre plus et des choses irréalisables ?

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Auteurs

Camilla Barbezat
Titulaire d’un Bachelor en Relations Internationales à l’Université de Genève, conclut par un projet de recherche sur le droit d’ingérence humanitaire, Camilla Barbezat poursuit un Master en études (...)




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L’avenir de la Genève internationale passe par la construction politique de la région
Par Brieux, le 13 août 2012

D’accord avec vous pour ce qui est de la nécessité d’avoir une gouvernance économique européenne. Ce genre de processus est long et complexe, mais il n’en ressortira que du bon pour la Genève internationale.

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