Depuis de nombreuses années, plusieurs analystes et autres essayistes ont tenté de décrypter la politique européenne de la Suisse et de mettre en évidence ses tenants et aboutissants. Dans cette optique, certains ont utilisé les concepts de "fiançailles sans mariage", de "satellisation" et même de "marginalisation" pour étayer leurs propos. Le but de cet article est, lui aussi, de chercher à exposer simplement et néanmoins précisément les termes qui lient aujourd’hui la Confédération helvétique à l’UE. Pour se faire, une comparaison originale et quelque peu audacieuse sera réalisée. Certes, comparaison n’est pas raison. Cependant, nous estimons qu’il y a là un "parallélisme des catégories" qui peut s’avérer tout à fait utile à la compréhension de cette problématique.
Il est un pays au centre de l’Europe dont on parle, en général, relativement peu sur ce même continent : la Suisse. Et pour cause ! Puisqu’elle n’est tout simplement pas membre de l’UE. En effet, depuis un certain nombre d’années, sa population demeure majoritairement hostile à toute idée d’adhésion. Ainsi, toutes les démarches visant à débuter des négociations officielles en ce sens, comme celles portant sur un rapprochement "significatif" (ex. Espace Economique Européen), ont été stériles, démocratie directe oblige.
Face à cette situation, de nombreux initiés se sont échinés à trouver des pistes d’explication qui puissent aider le grand public à appréhender la résistance de ce "bastion alpestre". Dans ce cadre, l’une des analyses les plus convaincantes provient, sans nul doute, des travaux de René Schwok de l’Université de Genève.
Ce dernier a isolé cinq facteurs propres à la Suisse expliquant, au moins en partie, ce refus tenace et constant : la démocratie directe (véritable élément identitaire suisse : son champ d’application serait quelque peu lésé par une éventuelle adhésion) ; le fédéralisme polycentrique (même s’il estime qu’il s’agit souvent d’un écueil construit de toutes pièces) ; l’absence de traumatisme induit par des conflits armés ou par l’instauration de régimes dictatoriaux, conduisant à un manque de remise en question politique ; la neutralité (même si l’obstacle ne semble pas avoir de prise juridique) et enfin, l’hostilité de la plupart des milieux économiques, favorisée par la position de force dont ils jouissent dans le processus législatif suisse.
Le décor ayant été planté, intéressons nous à présent au fond de notre questionnement. En clair, interrogeons-nous sur la nature exacte des liens qui unissent actuellement la Suisse à l’UE ainsi que sur ce qui les motive. Dans ce but, il est approprié d’élaborer une image, un repère précis pouvant éclairer le grand public face à cette question pour le moins compliquée.
Avant nous, un certain nombre de puristes se sont frottés à cet exercice. Parmi ces derniers, trois courants émergent assez clairement. Tentons, en premier lieu, d’en faire une brève description. Le premier insiste surtout sur la proximité actuelle de la Suisse face à l’UE. Proximité née de nombreux, "accords bilatéraux" regroupés autour de deux paquets juridiquement liés et visant, en quelque sorte, à compenser la non-adhésion de la Confédération. Généralement, les tenants de cette vision estiment que la Suisse adhérera dans "quelques années". Ainsi, un conseiller fédéral (P. Couchepin) est même allé jusqu’à tenir les propos suivants : "un jour, les Suisses se réveilleront européens". En d’autres termes, ce processus de rapprochement "bilatéral" devrait donc mener doucement mais sûrement vers l’adhésion.
Le deuxième courant part du même constat quant à la proximité. Néanmoins, il en tire des conclusions différentes. En effet, plutôt que de faire de la Suisse, à terme, un état membre, ce processus de collaboration bilatéral l’en éloignerait. Concrètement, la participation suisse au "système de l’UE" (espace Schengen, accessions diverses au marché intérieur etc.) aurait des effets sur les préférences européennes des citoyens suisses. Plus particulièrement, une majorité de la population suisse penserait désormais cette situation comme un optimum en termes de bien être général. Ce qui la pousserait à ne pas envisager d’adhésion (nous y reviendrons).
Pour illustrer cette proximité, certains d’entre eux ont avancé le concept de "fiançailles sans mariage" (Dupont & Sciarini 2001). D’autres ont préféré insister sur les effets en termes de dépendance de la Suisse en parlant de "satellisation". En effet, selon ces derniers, la Confédération reprendrait presque systématiquement les législations de l’UE. De telle sorte que le pays graviterait autour de l’astre législatif bruxellois et que par conséquent, sa souveraineté ne serait que factice.
Enfin, le troisième, généralement minoritaire, met lui l’accent sur l’isolement de la Suisse face à son grand voisin. En effet, s’il reconnaît souvent que Berne est désormais proche de l’UE par le biais de ces accords sectoriels, il réfute ou minimise la thèse selon laquelle elle en tirerait des avantages conséquents. En effet, selon lui, le gouvernement suisse n’aurait quasiment aucune possibilité d’influence dans la période de consultation préparlementaire de l’UE ("shaping") et parlementaire. Si bien que les législations communautaires ne reflèteraient en rien les intérêts helvétiques. Enfin, pour illustrer ce point de vue, le concept de "marginalisation" est souvent exploité.
Selon nous, la deuxième approche est la plus solide pour tenter de rédiger une analyse fine et précise de la situation. En effet, un certain nombre d’évènements récents ont soulignés sa pertinence. Par exemple, il est frappant de constater que le soutien populaire aux accords bilatéraux est resté systématiquement plus élevé que celui de l’adhésion. Pis, l’écart semble même s’être creusé en faveur des bilatérales ces dernières années (les dernières votations populaires l’ont parfaitement esquissé). Cela étant, il est de notre avis que les concepts qui y sont souvent déployés (cf. ci-dessus) manquent de précision.
Ainsi, celui de "fiançailles sans mariage" est insatisfaisant, principalement pour deux raisons. Premièrement, l’idée de fiançailles relève d’une promesse d’union. Or, les autorités suisses n’ont jamais promis, ni demandé formellement d’adhésion, à l’exception de quelques mois en 1992. En outre, le statut de fiançailles n’a généralement aucune valeur juridique. Dés lors, il est difficile de rendre compte des flux nombreux, institutionnalisés par les accords bilatéraux et qui existent depuis plusieurs années entre la Suisse et l’UE. Ce concept doit donc être rejeté.
Quant à celui de satellisation, il est également inexact. En effet, selon une étude récente (Varone & Gava 2009), les institutions fédérales suisses ne reprendraient directement ou indirectement qu’assez peu de législations europuniennes (moins de 20% sur les dernières années). Ce concept doit donc être, lui aussi, écarté.
A vrai dire, le concept le plus adéquat nous parait être celui de PACS (-Pacte Civil de Solidarité- qui existe à peu près sous la même forme juridique dans de nombreux pays européens). Car la référence à ce contrat de droit interne privé dévoile avec précision la nature, le caractère singulier de la relation entre Berne et sa grande voisine.
En effet, le PACS, tout comme le couple Suisse-UE, possède cinq caractéristiques significatives : tout d’abord, il instaure une relation contractualisée ayant, elle, une véritable signification juridique. A ce sujet, il faut savoir qu’il est même minutieusement réglementé, exactement à l’image des accords bilatéraux. De plus, cet acte ne peut se réaliser qu’entre deux partenaires, placés sur un pied d’égalité (ce qui est le cas des dits accords mais pas de certains arrangements multilatéraux tels que ceux institués par l’Espace économique européen). D’autre part, le PACS met en place un véritable lien de proximité entre les deux parties, étant donné les droits et obligations nombreuses que son entrée en vigueur crée. Le tout, en faisant toutefois montre d’une certaine souplesse. Par exemple, il peut prendre fin sans grande tracasserie administrative et autres frais d’avocat. Ceci, à l’instar, une fois de plus, de la voie bilatérale. En effet, celle-ci permet également une remise en cause voire même une dénonciation aisée (cf. "clause guillotine" et consultations populaires suisses fréquentes). Enfin, ce contrat est caractérisé par une certaine informalité. Ainsi, la relation entre les deux parties est couramment scellée de manière simple et sobre. Difficile, ici aussi, de ne pas faire un rapprochement avec la (non)cérémonie de Luxembourg en 1999 (à l’occasion de la signature des accords bilatéraux I).
Dans un autre registre, il est intéressant de constater que le chemin que suivent actuellement les autorités suisses vise, au même titre que la plupart des PACS, à contourner la crainte de l’engagement. En bref, dans un cas c’est le mariage que l’on souhaite éviter et dans l’autre l’adhésion. En effet, ces deux solutions informelles offrent les outils de rechange nécessaires à une cohabitation au jour le jour pour la première et à une collaboration internationale poussée pour la deuxième.
Et, la comparaison ne s’arrête pas là ! Car, il est tout à fait remarquable que, comme pour la plupart des couples pacsés de longue date, le binôme Suisse-UE se trouve dans une situation telle qu’un approfondissement des relations s’avèrerait hautement improbable. En effet, il est statistiquement établi que peu de pacsés concrétisent leur union informelle par un mariage. Car, selon un certain nombre d’experts, cette relation "relâchée" créerait une sorte de routine sécurisante. De telle sorte que toute velléité de franchir "le dernier obstacle" serait peu vraisemblable. A nouveau, le parallèle avec la situation helvétique est saisissant. Dès lors, un constat s’impose : ces deux relations "à la carte" inhiberaient tout esprit d’initiative.
Ceci, bien que dans les deux cas, les avantages sonnants et trébuchants se révèleraient légèrement plus élevés en optant pour l’engagement formel plutôt que l’informel. En effet, le mariage est souvent un peu plus profitable, fiscalement parlant, que le PACS (notamment en ce qui concerne les successions). De même, une adhésion de la Suisse à l’UE entraînerait, à terme, des gains économiques quelque peu supérieurs à ceux engendrés par les accords bilatéraux (Moser & Minsch 2006). L’analogie est donc, ici encore, plutôt troublante…
Crédit photo : TSR.ch
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Ayant des amis suisses, je pense que l’adhésion de la Suisse à l’UE serait une bonne chose. L’Autriche a obtenu pas mal d’avantages lors des discussions sur l’adhésion qui aboutirent en 1994. Les pays membres seraient même près à donner un opt-out sur la participation à la troisième phase de l’UEM (comme le Danemark). Mais je pense qu’il serait d’abord préférable de relancer le débat sur l’adhésion à l’EEE car la Confédération helvétique est le seul des membres de l’AELE a ne pas l’avoir signé (car les accords bilatéraux ne sont rien d’autre que les différents chapitres de l’EEE pris un par un). En fin de compte, quant tout les accords bilatéraux seront conclus c’est comme si la Suisse disait oui à l’EEE mis elle prendra beaucoup plus de temps que les autres pays membres de l’AELE.
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Cher Monsieur,
Vos remarques concernant l’adhésion de la Suisse à l’UE me semblent plutôt fondées. En ce sens, elles rejoignent d’ailleurs le concept "d’adhésion light" introduit et défendu par René Schwok (2006). Cela étant, pour ce qui concerne vos propos sur l’EEE je suis beaucoup plus réservé :
"les accords bilatéraux ne sont rien d’autre que les différents chapitres de l’EEE pris un par un"
Ceci est inexact. En effet, les accords bilatéraux contiennent 3 domaines (et non des moindres) qui ne sont pas inclus dans l’EEE : la fiscalité de l’épargne (chère à la plupart des états membres de l’UE), la lutte contre la fraude (idem) et Schengen/Dublin.
Par ailleurs, sur la pertinence d’une adhésion à cette institution, je suis également réservé. Voilà pourquoi :
l’EEE réveille un traumatisme chez certains citoyens suisses (vote négatif du 06.12.1992)
l’EEE coûte plus cher que les accords bilatéraux (participation financière annuelle)
l’EEE exigerait de la Suisse une reprise automatique de l’acquis communautaire sans pour autant lui donner des modalités de participation sérieuse à la prise de décision législative
Cela étant, il faut aussi souligner ceci :
l’EEE permettrait à la Suisse de participer de manière plus étendue au marché intérieur de l’UE. Ce qui n’est pas négligeable surtout pour les consommateurs suisses (le savent-ils ?)
Un conseil de lecture : SCHWOK RENE "SUISSE-UNION EUROPEENNE L’ADHESION IMPOSSIBLE ?" p. 71-75 pour l’EEE et 85-87 pour l’adhésion light
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"Ceci est inexact. En effet, les accords bilatéraux contiennent 3 domaines (et non des moindres) qui ne sont pas inclus dans l’EEE : la fiscalité de l’épargne (chère à la plupart des états membres de l’UE), la lutte contre la fraude (idem) et Schengen/Dublin."
Il me semble aussi que le pays membres de l’EEE ont signé des accords bilatéraux avec l’UE au sujet des points qui n’étaient pas couverts pas l’EEE. Par exemple en Norvège, l’accord sur l’EEE ne couvre ni l’union douanière, ni la politique commerciale vis-à-vis de pays tiers, ni la politique agricole ou dans le domaine de la pêche. La Norvège met en œuvre une coopération complète avec l’UE dans le domaine de la justice et de la politique intérieure.
En ce qui concerne la somme annuelle à payer, les États membres de l’EEE ne se sont jamais plaint de payer trop cher, il me semble même que la Norvège a négocié cette somme.
°EEE exigerait de la Suisse une reprise automatique de l’acquis communautaire sans pour autant lui donner des modalités de participation sérieuse à la prise de décision législative
Le droit de veto existe, mais ne fut jamais utilisé. A contrario, il n’existe pas de droit de veto dans le cadre des accords Schengen à l’exception de la Suisse qui possède une clause guillotine.
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Cher Monsieur,
Je ne faisais que répondre à votre : "les accords bilatéraux ne sont rien d’autre que les différents chapitres de l’EEE pris un par un", nous sommes d’accord je suppose ?
Mon propos ne portait donc pas sur ce qu’entreprennent ces différents pays de manière bilatérale et en dehors des accords EEE...
Cela étant, puisque vous me parlez du cas norvégien, laissez moi juste souligner que, ne connaissant pas l’institution du secret bancaire, tout accord de coopération en matière de fiscalité (pour autant qu’il existe) ne revêtirait pas la même importance que dans le cas Suisse. D’ailleurs, rien ne dit que si la Suisse avait adhéré à l’EEE, le dossier fiscal aurait été automatiquement et facilement bouclé.
Puis, sur l’argument financier, je n’ai jamais dit ni laissé entendre que : "ces états se sont plaint de payer plus cher". Cela étant, il faut aussi dire que la rente pétrolière assure à Oslo un coussin confortable n’est-ce pas ? Même si, pour Reykjavik, les choses pourraient devenir plus compliquées à ce sujet (je vous renvoie à mon article sur l’intégration de l’Islande).
A vrai dire, mon propos n’était là que de souligner qu’une solution était, intrinsèquement, plus coûteuse (facture annuelle pour la Confédération) que l’autre. Ce qui est une réalité incontestable...
Enfin, vous parlez du droit de veto (jamais utilisé). Certes, mais mon propos n’était pas là non plus. En effet, j’ai dit :
"l’EEE exigerait de la Suisse une reprise automatique de l’acquis communautaire sans pour autant lui donner des modalités de participation sérieuse à la prise de décision législative"
Je me situais donc sur le plan de la participation (le modeste shaping que l’EEE permet) et pas sur les by-pass possibles (très hypothétiques par ailleurs)
Cordialement,
Cenni Najy
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Je voulais dire que les membres de l’EEE ont un droit de veto mais ne l’ont jamais utilisé, ils peuvent dire : "Cette loi (acquis communautaire) est contraire à une loi nationale. Nous ne l’adopterons pas et nous mettons notre véto."
Bref, tout cela pour dire qu’il est temps que la Suisse réfléchisse à ce qui le mieux pour elle : accords bilatéraux, adhésion à l’EEE ou adhésion avec négociations de certains opt-outs (comme l’UEM).
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Vous faites grand cas de ce veto. Pour ma part, je pense qu’il est politiquement inutilisable. Cela étant, je peux concevoir que nos avis divergent sur la question (d’ailleurs certains suisses voyaient en lui, à votre image, une sorte de "pragmatisme constructif" avant 1992)
http://207.57.19.226/journal/Vol3/No2/art4.pdf (p.295)
Sur le reste, on ne se mettra pas d’accord. Pour les raisons que je vous ai exposé, je maintiens qu’une adhésion à l’EEE est très peu probable, pour ne pas dire hors de propos (plus encore que "l’adhésion light" c’est dire...).
D’ailleurs, en tant que suisse, je dois vous avouer que je n’ai jamais entendu parlé de l’EEE comme d’une option valable dans les différents débats politiques depuis l’entrée en vigueur des accords bilatéraux. A vrai dire, il n’y a guère que quelques académiques pour en parler encore...
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Le problème principal étant que l’intérêt de la Suisse pour l’UE est venu beaucoup trop tard. Il y aurait fallu qu’il y ait un débat pour que la Suisse soit un des signataires du Traité de Rome en 1958 au plus tôt, voire une adhésion en 1972 au plus tard en même temps que l’Irlande, le Royaume-Uni et le Danemark.
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La Suisse est un pays à part. Elle n’a pas connu les traumas des deux Guerres mondiales et a développé, de ce fait, une "mentalité de hérisson" renforcée (perceptible jusqu’à nos jours d’ailleurs).
Ceci explique assez bien sa distance face aux débats européens des années 1950, 1960 et 1970 (à l’image de la Suède d’ailleurs).
En fait, la Suisse n’a pas raté "le train de l’intégration" en 1958 ou en 1972 mais en 1992 lorsqu’elle a rejeté l’adhésion à cette même EEE et rendu caduque les efforts de son gouvernement pour adhérer à l’UE.
Pour ma part, je préfère regarder devant plutôt que derrière. Avec des "si", on peut réécrire l’histoire. Cela étant, ce n’est pas très constructif et productif. En plus, rien ne dit que, le cas échéant, la Suisse serait aujourd’hui membre de l’UE...
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Cenni NAJY
Étudiant en master à l’IEUG depuis septembre 2009, il a auparavant étudié les relations internationales à l’Université de Genève, avec un travail de fin d’études consacré aux milieux économiques suisses (...)
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par Cenni NAJY, Le 26 juillet 2010
"Si elle devait adhérer à l’UE, l’Islande serait bien avisée de demander à entrer dès que possible dans la zone euro, de façon à profiter de ses avantages économiques" :
Oui, c’est précisément ce qui pousse le gouvernement islandais en ce moment...
"Mais vu la crise que traverse l’euro, on voit mal comment l’Europe pourrait intégrer dans la zone euro un pays supplémentaire avant de nombreuses années" :
Sachez qu’un nouveau pays est sur le point d’adhérer à la zone euro : l’Estonie (3 fois plus peuplée que l’Islande). Ce que vous dites est donc inexact.
Sur les "problèmes" de l’euro je vous signale aussi que son cours est remonté sans que personne n’en parle (ou presque : http://bruxelles.blogs.liberation.f...). Cela étant, il est vrai que la faiblesse passagère de la devise européenne a laissé des traces dans l’esprit des Islandais. D’ailleurs, c’est un point que j’avais déjà relevé auparavant.


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