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février 2012

Le sommet européen, qui réunissait le 30 janvier les chefs d’Etat et de gouvernement à Bruxelles, a permis l’adoption de deux projets de traité, l’un portant sur la discipline budgétaire des Etats membres, l’autre remplaçant le Fonds européen de stabilité financière (FESF) par le Mécanisme européen de stabilité (MES). Affiché comme le sommet de sortie de crise de la zone euro, une déclaration sur la croissance et l’emploi figurait également à l’ordre du jour. A l’exception du Royaume-Uni, dont la position était connue depuis le sommet européen du mois de décembre, Prague crée la surprise en ne souscrivant pas au Pacte budgétaire, invoquant des « soucis de ratification ». Presque éclipsé par le cas grec, le Pacte budgétaire, perçu comme « inutile », voire menaçant l’essor économique de l’Union européenne (UE), a été froidement accueilli par une grande partie de la presse européenne.

« Le feu de la dette grecque couve toujours [1] » titrait Richard Werly, correspondant à Bruxelles pour le quotidien helvétique Le Temps le 31 janvier. Alors que l’Union économique et monétaire s’est enfin dotée d’un volet relatif à la discipline budgétaire pour les membres de la zone euro et ceux qui (...)

Le traité de Maastricht vient de fêter ses 20 ans, dans la plus grande discrétionSigné le 7 février 1992, il jetait non seulement les bases de la monnaie unique, devenue monnaie de paiement depuis le 1er janvier 2002, mais également de la politique étrangère et de sécurité commune. Cet événement a été l’occasion, pour la presse européenne, de revenir sur les principales innovations apportées par le traité, de relever ses insuffisances, mais surtout de mettre en avant le manque de rigueur des Etats membres dans le maintien des engagements qui avaient été pris. En effet, nombreux sont les journalistes qui attribuent la cause de la crise de la zone euro au non-respect des critères de convergence.

Invité mardi à Bruxelles à l’occasion des vingt ans du traité de Maastricht, Jacques Delors, l’emblématique ancien président de la Commission européenne de 1985 à 1994, a dressé un état de lieux des années qui se sont écoulées depuis la signature. Son principal regret ? Qu’il n’y ait pas eu, aux côtés de la (...)

Un pacte de stabilité inutile ? C’est en tout cas l’avis de Daniel Cohn-Bendit, Coprésident du groupe des Verts au Parlement européen. Ce dernier, dans une interview accordée au quotidien Libération, ne mâche pas ses mots pour critiquer le nouveau traité « sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire ». Nombreux sont ceux qui partagent son opinion. Retour sur un traité qui ne fait pas, et c’est peu dire, l’unanimité.

En janvier déjà, Daniel Cohn-Bendit qualifiait le fameux « traité sur l’Union pour la stabilité », de traité « dont l’Europe n’a pas besoin ». En résumé, il ne « sert à rien ». C’est un avis largement partagé par les parlementaires européens qui regrettent par ailleurs que ce traité se fasse en dehors du cadre (...)

Le 18 novembre 2011, les présidents de la Russie, du Kazakhstan et de la Biélorussie ont fait les premières démarches pour créer l’Union économique eurasiatique, et dont le lancement est prévu pour 2015. Alors que l’Union européenne est ébranlée par la crise de l’euro, ces trois pays lancent le projet d’une union économique basée sur l’union douanière et la zone de libre échange en reprenant les éléments de l’union économique et monétaire. La monnaie commune serait prévue et l’Union douanière devrait être mise en place début 2012. Le président russe serait optimiste, quand il fait allusion à l’Union européenne : « je ne vais pas en nommer… mais l’UE a vraiment pris tout et n’importe qui », faisant penser que l’Union eurasiatique serait plus solide et plus robuste.

Le programme de l’Union eurasiatique paraît très ambitieux pour les pays économiquement arriérés, basé sur l’export des matières premières, en retard chronique des réformes et avec les régimes autocratiques. Une utopie post-soviétique ? Nécessité économique et jeu électoral de Vladimir Poutine ? En (...)

Depuis plus d’une année les médias et l’UE questionnent la nécessité est la valeur démocratique des réformes en Hongrie et les réactions à ces changements deviennent parfois virulentes. La situation que l’on peut observer est fascinante car la Hongrie provoque une attention mondiale (surtout de l’Occident) pour un pays de seulement dix millions d’habitants. Or, ce qui différencie la Hongrie d’un autre petit état du monde, c’est qu’elle est membre de l’Union européenne et qu’elle a présidé, l’année dernière, au Conseil de l’Union européenne selon la nouvelle formule du Traité de Lisbonne. Toute l’attention s’est donc portée, et se porte toujours, sur la Hongrie en mutation.

La clé de voûte de ces réformes est la nouvelle Constitution. Pour en comprendre la nécessité il faut saisir ce qui a mené aux changements et pourquoi la Constitution est telle qu’elle se présente, avec des références considérées par certains de vieillottes. Le second point qu’il faut appréhender est la (...)

L’adhésion de la Croatie au sein de l’Union Européenne (UE), prévue pour 2013, à de quoi réjouir les pays des Balkans dans leur perspective de rejoindre le clan des 27. On ne peut cependant s’empêcher de penser à ceux qui restent inlassablement mis de côté. La Turquie, dont les négociations d’adhésion sont au point mort depuis des années, commence à tourner son regard en direction du Moyen-Orient et de l’Asie. Si l’on peut être confiant quant à la ratification de l’adhésion croate par les Etats membres, il ne fait aucun doute que la chrétienté du pays a joué un rôle important.

Le propos de cet article, n’est pas de regarder l’ensemble des débats européens par le prisme de la religion, cependant celle-ci revêt aujourd’hui encore une importance primordiale dans nos sociétés occidentales. Si les Lumières ont érigé le continent en entité séculaire prônant la sécularisation comme (...)

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L’épisode relatif au deuxième programme d’aide de 130 milliards d’euros, capital pour éviter à la Grèce un défaut de paiement au mois de mars, a connu son nouveau rebondissement mercredi 15 février. En effet, conviés mardi à une téléconférence, les ministres des Finances de la zone euro et le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker, ont décidé de repousser leur décision sur le déblocage du prêt, approuvé par les dirigeants européens au mois d’octobre dernier, à la date butoir du lundi 20 février. Cette annulation intervient malgré le vote par le parlement grec, dimanche dernier, du plan d’austérité et l’espoir répété d’Athènes d’obtenir à cette date le feu vert de l’UE. Les principales raisons évoquées par l’Eurogroupe ? Le non-respect de la Grèce aux engagements pris à Bruxelles le 9 février portant trois conditions supplémentaires à l’aval de ce second plan de sauvetage, rappelées par le quotidien Europolitique : l’approbation par le parlement, le 12 février, du plan de rigueur convenu avec les créanciers de la Grèce (UE, BCE, FMI) ; 325 millions d’euros d’économies supplémentaires dans le budget 2012 d’ici au 14 février ; des garanties politiques que le second plan de sauvetage sera maintenu après les élections qui se tiendront au mois d’avril. Mardi 14 février, seule la condition relative au vote du parlement grec était remplie par Athènes, les partis gouvernementaux, le socialiste Georges Papandreou et le conservateur Antonis Samatas, n’ayant signifié par écrit l’assurance de la poursuite de la politique économique négociée avec l’UE et le FMI que mercredi. De plus, des détails techniques concernant le comblement du déficit budgétaire de 325 millions d’euros en 2012 ont également fait défaut, justifiant le report de la réunion selon Jean-Claude Juncker. Entre torts partagés de l’UE et d’Athènes, sévérité européenne et rigueur nécessaire, c’est sans surprise que la presse européenne se divise une nouvelle fois sur le cas grec.

Au lendemain de l’annonce faite par Jean-Claude Juncker, la journaliste Adrianna Cerretelli, pour le quotidien économique transalpin Il Sole 24 Ore, s’interroge sur la sévérité que témoigne l’UE à l’égard de son partenaire en difficulté : « Sommes-nous trop sévères avec la Grèce ? L’Europe commence à avoir (...)

Dimanche 22 janvier, les Croates étaient appelés aux urnes pour se prononcer sur l’entrée de leur pays dans l’Union européenne (UE). Prenant l’allure d’un triste record, avec le taux d’abstention le plus élevé parmi tous les votes d'adhésion, record détenu jusque-là par la Hongrie, le scrutin a néanmoins vu le « oui » l’emporter par 66%. Permettant à la Croatie d’aboutir les négociations débutées en octobre 2005, elle devient, après la Slovénie, le deuxième pays de l’ex-Yougoslavie membre de l’UE.

Quels sont les enjeux qui se cachent derrière cette nouvelle adhésion pour l’UE et pour la région des Balkans ? L’adhésion de la Croatie permet de redonner espoir à des Etats balkaniques (Macédoine, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Serbie, Albanie et Kosovo), dont le statut de « candidats potentiels » (...)

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Après le vote par le Parlement grec du nouveau programme d’une austérité draconienne dans la nuit du 12 février, les instances européennes et le FMI vont débloquer un nouveau prêt pour financer les dépenses courantes du pays. Est-ce que cela signifie que la crise grecque prendra fin ? En apparence, tout va pour le mieux, étant donné que la faillite immédiate semble s’éloigner. Certes, quelques rues commerçantes ont souffert au centre d’Athènes et quelques bâtiments historiques ont brulé. Mais le « courage » des députés grecs à approuver ce nouveau pacte avec les créanciers du pays, ne valait-il pas quelques feux d’artifice ? Toutefois, à regarder de plus près, la situation est bien plus complexe et bien plus catastrophique qu’elle ne paraît. En effet, la profonde crise économique est devenue une crise sociale durable, à présent couplée d’une crise politique inédite.

Tout d’abord, la situation économique est particulièrement alarmante : à part les déficits chroniques et la dette publique colossale, pour la cinquième année consécutive la Grèce est en récession (-7% pour l’année 2011). Le chômage vient de dépasser le seuil du 20% et un jeune sur deux n’a pas d’emploi. En (...)


Derniers commentaires

L’avenir de la Genève internationale passe par la construction politique de la région
Par Brieux, le 13 août 2012

D’accord avec vous pour ce qui est de la nécessité d’avoir une gouvernance économique européenne. Ce genre de processus est long et complexe, mais il n’en ressortira que du bon pour la Genève internationale.

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Le robot piscine est idéal pour nettoyer la piscine en profondeur.

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