EUROSBLOGS

Le style parlementaire hongrois

Comme on l’a vu dans mon précédent article, l’histoire juridique hongroise à des similitudes avec celui de l’Angleterre. La Bulle d’Or de 1222 devrait signifier que la Hongrie est l’une des plus anciennes démocraties du monde (dans sa forme archaïque et donc oligarchique) sauf que son histoire en a voulu autrement. Elle reste, néanmoins, un des plus vieux états de droit au monde. Pour ce qu’il en est de la démocratie, elle n’a pas pu évoluer de la même manière qu’en Albion, car la Hongrie fut découpée et occupée à maintes reprises depuis la Renaissance (occupation ottomane, autrichienne, soviétique). Mais la noblesse (les Ordres) puis la Nation (la notion de nation fut étendue à tout le peuple à partir de 1848) se sont toujours confrontées aux relents absolutistes des dynasties qui avaient hérité, ou avaient été élues, pour siéger sur le trône de Hongrie. En ce sens là, la Nation hongroise a toujours défendu ces prérogatives face aux monarques, aux occupants et aux dictatures. (...)

Que n’a-t-on pas dit à propos de cette inclination ? Nicolas Sarkozy s’est fait mille fois tancé pour avoir trop ostensiblement montré son appétence pour le show-biz et le patronat français. Avec comme corollaire à l’entame de son mandat présidentiel, la création d’un bouclier fiscal qui ne pouvait, au (...)

Le Conseil Constitutionnel français a validé jeudi dernier l’élection de François Hollande au poste de Président de la République française . La presse francophone est unanime pour constater qu’Hollande ne jouit pas de l’habituel état de grâce faisant suite à l’élection d’un nouveau président. François Hollande devra ainsi se mettre au travail tout de suite, d’autant plus que sa proposition de « pacte pour la croissance » a suscité de nombreux espoirs, mais a aussi fait naitre de nombreuses craintes. Il convient maintenant pour le président élu de clarifier et concrétiser ses idées. Ces partenaires européens, Angela Merkel la première, l’attendent au tournant. Mais s’il était en réalité déjà trop tard ? La crise politique en Grèce aura probablement des conséquences dramatiques avant même que ne se fasse ressentir un quelconque effet d’un pacte de croissance…

L’élection de François Hollande marque la fin de « Merkozy ». De nombreux quotidiens allemands s’en réjouissent ou, du moins, sont convaincus qu’Hollande « rentera dans le rang » et qu’il se montera compréhensif. La Süddeutschzeitung est d’ailleurs convaincue que Merkel a trouvé en (...)

Deux étudiants en études européennes à Genève ont questionné des centaines de jeunes lycéens suisses sur leur vision de l’Union européenne. A l’heure où la Communauté fête ses 62 ans aujourd’hui, coup de projecteur sur l’enthousiasme, l’espoir ou le mépris que lui vouent les peuples européens L’Union européenne est née d’un discours le 9 mai 1950. Les premiers pas de ce qui allait devenir une communauté de 27 pays se voulaient prudents, exempts de promesses inutiles. La mise en commun des productions de charbon et d’acier devait avant tout rendre une nouvelle guerre impossible. Les écueils d’alors forçaient les politiques à faire preuve d’humilité. Une attitude raisonnable qui, aujourd’hui encore, menace l’Union d’implosion.

Sans volontarisme, sans soutien populaire, l’édifice vacille, les appels à sa dissolution se font plus insistants. Elle peut toujours se targuer d’avoir connu maints élargissements, comme d’avoir provoqué, à coups de traités, de nombreux approfondissements. Le constat est sans appel : elle peine à être (...)

La perte du triple A, la dette publique colossale et le déni des politiciens de l’affronter, les plans de relance de l’économie par la consommation du président-candidat Sarkozy ou le plan de création d’emplois du socialiste François Hollande… Difficile de ne pas tirer des parallèles entre l’Hexagone et la Grèce de 2009, qui a élu Papandréou sur le même programme électoral et qui s’est effondrée une année plus tard. La France, la nouvelle Grèce ?

S’il y a une chose que les candidats à la présidentielle évitent d’aborder, c’est bel et bien la situation économique de la France, ou plutôt de sa vraie situation. Tous les candidats font des contorsions et des promesses intenables, car il est difficile de faire la campagne « sur du sang et des larmes (...)

C’est le mercredi 25 avril qu’a choisi Mario Draghi pour relancer le débat entre austérité et croissance lors d’une allocution devant le Parlement européen. Réclamant un « pacte de croissance » complétant le jeune « pacte budgétaire » adopté sous l’impulsion de l’Allemagne, les propos du président de la Banque centrale européenne (BCE) ne sont pas sans rappeler, en pleine campagne présidentielle française, ceux du candidat François Hollande. Alors que le Premier ministre néerlandais remettait, le 23 avril dernier, la démission de son gouvernement minoritaire de centre-droit, l’Allemagne et sa rigueur budgétaire sont au cœur des critiques dans la presse européenne.

"La perspective de l’élection à la tête de l’État français d’un socialiste aurait-elle suffi à faire basculer l’équilibre idéologique d’une Union pourtant largement de droite (sur 27 pays, seuls huit gouvernements comptent des socialistes dans leur rang, en incluant l’Italie et la Grèce…) ?" (...)

Le très attendu premier tour de l’élection présidentielle française, qui s’est tenu dimanche 22 avril, n’avait rien de surprenant, si l’on s’en tient aux résultats qui hissent les deux candidats Nicolas Sarkozy et François Hollande au poste de présidentiable lors du second tour le 6 mai prochain. C’est, en revanche, sur la place de « troisième homme » que se disputait François Bayrou, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon que se créa la surprise. Détenue largement par la candidate du Front national a près de dix points d’écart avec le candidat du Front de gauche qui semblait également bien placé selon les instituts de sondages, elle souffle également la place au “troisième homme” 2007, François Bayrou.

« L’espoir, la gifle et la menace ». C’est ainsi que l’édition du 23 avril du quotidien helvétique Le Temps choisissait d’illustrer en première page le premier tour de l’élection présidentielle. Un espoir incarné par le candidat socialiste qui, avec près de 29% des voix arrachées à Nicolas Sarkozy, qui (...)

Le 17 avril dernier, nous nous sommes rendus à la délégation de l’Union européenne à Berne. Il s’agit d’une des plus petites délégations de l’Union dans un pays tiers. Dans un contexte où les relations entre la Suisse et l’Union européenne semblent de plus en plus tendues, nous avons profité de notre visite pour poser quelques questions sur l’avenir des relations bilatérales.

Ulrich Trautmann, premier conseiller de la délégation nous a tout d’abord souligné que les relations Suisse-Europe remontent au début de la CECA. L’Union et la Confédération entretiennent donc d’anciennes et très bonnes relations étoffées par plus de 150 accords bilatéraux. Ulrich Trautman annonce (...)

La semaine dernière Dzmitry Kanavalau et Uladzislau Kavalyou, accusés d’avoir commandité l'attentat meurtrier à Minsk, au Bélarus en avril 2011, et condamnés à la peine de mort, furent exécutés. La famille de Kovalyov mît sur Internet une version scannée d’une lettre de la Cour Suprême reçue par la famille le samedi 17 mars. Cette lettre à la mère de Kovalyou, datée du 16 mars, l’informait que la peine de mort, à laquelle son fils avait été condamné, fut effectuée.

Kanavalau et Kavalyou furent exécutés malgré les efforts désespérés, dans le pays ou à l’étranger, de la mère de sauver son enfant. En janvier 2012 Lubov Kavalyova alla à Strasbourg et Bruxelles pour informer le Conseil de l’Europe et l’Union Européenne de la fausse affaire instituée contre son fils, (...)

La campagne présidentielle française battant son plein, la conférence des Midis de l’Europe, organisée par l’Institut européen de l’Université de Genève, s’est penchée sur la place de l’Europe dans les débats. C’est Olivia Costa, professeur à Sciences Po Bordeaux, qui s’est chargé d’évaluer, pour chaque candidat, la place de l’Europe dans leur discours de campagne. Alors que le sauvetage de la zone euro et la contrainte communautaire ont rendu la politique européenne incontournable dans la presse, la campagne s’est paradoxalement concentrée sur des thèmes de politique intérieure : viande halal, sécurité et coût du permis de conduire.

Olivier Costa dresse un constat sans appel, celui d’une Europe inaudible qui, lorsqu’elle parvient à s’immiscer dans les débats, fait l’objet d’une dénonciation récurrente de ses effets négatifs. Une campagne qui s’inscrit dans une culture politique propre, celle d’une croyance dans la souveraineté de la (...)

« La France dans le déni. La plus frivole des élections occidentales ». C’est ainsi que The Economist titre son édition du 31 mars dernier. La couverture s'inspire du "Déjeuner sur l’herbe" de Manet retouché, présentant Nicolas Sarkozy et François Hollande, favoris des sondages , en train de pique-niquer en charmante compagnie. The Economist veut par là dénoncer la « coupable insouciance française » face à sa dette. Ce magazine, fervent défenseur du libéralisme, voit dans l’Hexagone un pays « léthargique et non reformé [qui] pourrait bien se retrouver au centre de la prochaine crise de l’euro » car sa classe politique n’aurait pas pris la mesure de l’ampleur des reformes économiques à mener face à une dette française exponentielle.

Concrètement, The Economist reproche aux politiciens français d’être dans le déni des réalités économiques les plus élémentaires. Alors que tous ces voisins, Espagne, Italie, Grèce entreprennent des réformes douloureuses, mais nécessaires, rien de tel n’est prévu dans le programme politique des candidats à (...)


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Pénurie de logements à Genève, grogne française...
Par Nataliya Borys, le 20 avril 2012

Camilla mentionne bien dans son article que les problèmes de blocage pour construire à Genève sont structurels et politiques. Si en France, la décision de construire revient aux maires, à Genève c’est beaucoup plus compliqué. Mais il ne faut pas se leurrer, à voir les réticences des autorités genevoises pour construire, il faut se rendre à l’évidence qu’il manque clairement la volonté politique et économique des décideurs locaux. Alors, quoi faire ? A voir les commentaires des genevois dans les journaux, et dans la rubrique « Coupe de gueule » de Tribune de Genève, il est évident que les Genevois sont contre et ne veulent pas construire et sont opposés à chaque projet de construction et d’agrandissement pour garder leur qualité de vie et les espaces vertes…au détriment des espaces vertes en France. Comme dit justement Roland Rossier dans la « Tribune de Genève » que les Genevois voient les nouveaux habitants comme les hordes de Huns autrefois. Et si la loi sur l’arrêt de l’achat de l’immobilier par le 2ième pilier passe, la construction des logements à Genève, déjà inexistante, sera ralentie, car le prix du logement deviendra inaccessible…et favorisera l’achat de l’immobilier en France voisine. Encore une fois, on déménage les problèmes genevois en France. Un autre exemple de ce matin aussi, l’article « Meyrin préfère surélever », les autorités et la commune luttent contre « le remplissage » de sa cité afin de « conserver notre qualité de vie et ce qui fait l’identité de Meyrin ». Et l’identité des villages français ? D’ailleurs hier se tenait une manifestation des paysans français contre l’urbanisation du Genevois et le gaspillage des terres agricoles au profit des projets de constructions. Les lecteurs s’indignent et protestent « Arrêtez de nous bassiner avec ça » et mentionnent ces Français, qui viennent travailler en Suisse. Et si on parlera de ces Suisses qui vivent en France et profitent du logement accessible aussi ?


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