Cet article se propose de penser "à côté". En effet, il élabore une piste différente et quelque peu originale face à un sujet de premier plan sur la plupart des espaces publics européens : la problématique de l'adhésion de la Turquie à l'UE. Certes, il n'a pas pour prétention de résoudre l'ensemble des problèmes entre Ankara et Bruxelles (dont certains sont sérieux et complexes). Néanmoins, son propos, mûrement réfléchi, nous paraît tout à fait pertinent face à l'actualité récente et même apte à être sérieusement exploré ces prochaines années.

Cinq ans après l’ouverture des négociations d’adhésion avec la Turquie, l’heure du bilan est arrivée : sur les 32 chapitres d’adhésion, un seul a été ouvert et bouclé avec succès. En d’autres termes, si le rythme reste ce qu’il est à l’heure actuelle, il faudra attendre l’an 2160 pour voir la Turquie adhérer à l’UE ! Cela étant, les choses ne s’arrêtent pas là. En effet, partout en Europe la défiance à l’égard de la candidature turque semble gagner du terrain. En effet, poussé par une vague d’islamophobie tenace (révélée au grand jour par la votation portant sur les minarets en Suisse), un nombre croissant de citoyens européens affiche de plus en plus ouvertement l’idée selon laquelle la Turquie "n’est pas européenne" et que par conséquent, elle ne devrait jamais adhérer à l’UE. Du côté turc, les positions se sont également radicalisées. En effet, il est possible d’assister à une polarisation politique du dossier intégratif. Pour beaucoup de Turcs, l’Europe n’est qu’un mirage, une illusion que l’Occident ferait miroiter à la Turquie. Ceci, afin (...)

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par Cenni NAJY
Publié dans :  ECLAIRAGES  Mots clés : Union Européenne - adhésion - Turquie - Espace Economique Européen (EEE)

Les vacances de M. Hulot

Le blog de l’Institut européen prend ses quartiers d’été et vous donne rendez-vous fin août, le temps de laisser à l’équipe rédactionnelle l’opportunité de profiter des monts et merveilles estivales sous nos latitudes. Frédéric Esposito



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Intégration "europunienne" de l’Islande : une saga prometteuse
par Cenni NAJY, Le 26 juillet 2010

"Si elle devait adhérer à l’UE, l’Islande serait bien avisée de demander à entrer dès que possible dans la zone euro, de façon à profiter de ses avantages économiques" :

Oui, c’est précisément ce qui pousse le gouvernement islandais en ce moment...

"Mais vu la crise que traverse l’euro, on voit mal comment l’Europe pourrait intégrer dans la zone euro un pays supplémentaire avant de nombreuses années" :

Sachez qu’un nouveau pays est sur le point d’adhérer à la zone euro : l’Estonie (3 fois plus peuplée que l’Islande). Ce que vous dites est donc inexact.

Sur les "problèmes" de l’euro je vous signale aussi que son cours est remonté sans que personne n’en parle (ou presque : http://bruxelles.blogs.liberation.f...). Cela étant, il est vrai que la faiblesse passagère de la devise européenne a laissé des traces dans l’esprit des Islandais. D’ailleurs, c’est un point que j’avais déjà relevé auparavant.



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